|
|
A Mauvezin, on aime les grandes chandelles au milieu du terrain et nous n'aimons pas les porteurs de ballon qui font du travers : quand un type décide de ne pas pêter tout droit on entendra bien souvent un champignon (un vieux avec un béret) gueuler en gascon :
- « Et Oun bas, tu ? » (Et où tu vas, toi ?)
et un autre de rajouter :
- « Hilh de pute macarèu, qu'ei pas beroi , aquet type ! »
( !! ** ?** ?!! Il est pas terrible ce type !).
Ci contre : Bernard Diana,
un joueur dans la tradition mauvezinoise
des demis d'ouverture tacticiens
au coup de pied de mammouth,
tels Max Douard, Philippe Baudé,
Patrick Villemur, les frères Bonnassies, etc.
|
|
|
|
Les « coups de scie » et autres « coups de râpe » vont bon train autour du terrain. A la fin du match, le tas de sciure laissé par ces experts en menuiserie verbale et assassine pourrait remplir toutes les bodegas d'une saison entière de feria…
Nous avons plus que des supporters. Nous avons des «tripards» : ceux qui aiment leur club et leur clocher avec leurs tripes, jusqu'à ne plus adresser la parole à leur petit-fils parce qu'il a signé dans un autre club, même éloigné géographiquement. S'il a signé trop près, à Gimont ou à L'Isle-Jourdain, le joueur en question est pratiquement certain d'être déshérité.
Ci contre : Patrick "Villou"' Villemur,
demi de mêlée et demi d'ouverture.
En plus d'être un excellent joueur
et un spécialiste des drops,
Il est aussi le seul joueur de rugby à 15 du monde
qui commente les matchs en même temps qu'il les joue.
|
La "Mauvezinoiserie"
|
|
Une fois que le match est terminé, les tripards se retrouvent sous la halle du village, où l'on peut assister depuis des générations à de magnifiques débriefings où se mélangent les commentaires sur le match, les querelles politiques, familiales et les batailles de voisinages. N'oublions pas que nous sommes à Mauvezin, les "Mauvais Voisins".
Cet état d'esprit virulent a été superbement baptisé la "Mauvezinoiserie" par Etienne "Faufau" Fauguières, ce fabuleux éducateur qui fut le mentor rugbystique de beaucoup de Pénibles Rugbymen...
|
|
L'histoire de la R.S.M. est aussi le reflet de notre culture, elle est empreinte de rapports souvent orageux entre les gens, de jalousies et guerres intestines, de démissions, de licenciements, de putschs quasi militaires, de retours d'entraîneurs ou de joueurs après des exils plus ou moins volontaires...
Nous vous proposons ici d'enterrer la hache de guerre pendant un moment, de faire une trêve et de nous souvenir des bons moments que nous avons passé dans ce club.
|
Un clin d'œil à nos aînés
|
Avec l'évocation ci-dessous de certains des joueurs qui ont particulièrement laissé leur empreinte ces 30 dernières années nous ne voulons pas tomber dans la nostalgie, mais plutôt parler un peu de notre histoire et de notre culture marquée par les rebonds capricieux de ce ballon. Que les nouvelles générations en prennent le meilleur pour embellir leur vie avec ce merveilleux sport de rugby qui nous a appris tant de choses…
Parmi les quelques fragments de photos de ces "frères de sang" vous reconnaîtrez quelques figures mauvezinoises. Avec ce clin d'œil à nos aînés nous souhaitons rendre à César ce qui appartient à César.
Ci-contre : Dédé Baron, le "Prince de l'attaque",
fout le feu à la pelouse du stade Marcel Gilard
|
|
Remerciements : dirigeants, familles et entraîneurs
Il ne peux y avoir ni de grands clubs ni de grands joueurs sans le fabuleux travail des dirigeants, le savoir faire, la passion et le temps qu'accordent les éducateurs aux jeunes pousses et les entraîneurs aux équipes seniors. On ne peut pas non plus être un grand joueur sans le soutien de la famille, que celle-ci soit passionnée ou non par ce jeu.
Nous remercions :
|
|
Les personnes qui ont contribué à l'élaboration de cet article. Dans le désordre : les parents de certains joueurs, les joueurs eux même, leurs épouses ainsi que le présentateur de JOUR DE RUGBY, je veux nommer le célèbre José Alvès (Millaaa dieux daaaa millaaa dieux !!!!!!!) qui nous a raconté quelques anecdotes et bribes de carrières de joueurs que la plupart des Pénibles n'ont pratiquement jamais vu jouer.
|
|
|
Nous adressons à tous les dirigeants anciens, présents et à venir notre reconnaissance et notre amitié, et nous faisons un clin d'œil aux présidents qui ont marqué leur temps : Jacques Saubestre, Jean Lannes, Les Gilard père et fils, Denis Carrère, Gérard Pédoussaut, Christian Verdié, etc.........
|
|
|
Les éducateurs et les entraineurs dont une majorité ont aussi été des joueurs de la R.S.M. : "Jep" Traverse, Max Barrau, Jacques Balandrade, Jacques "Quillon" Vidal, Claude Labatut, "Jacky" Brun, Jean-Claude "Bambam" Bourdette, Jean-Jacques Bach, Etienne "Faufau" Fauguières, José et Jérôme Alvès, Patrice et Thierry Pomès, Bernard Molé, Gibrac, Gilles Taché, Christophe "Trouch" Brunet, Bernard Finestre, Edgar "Scop" Scopel, André "Dédé" Lagarde, Jean-Luc "La Buse" Dambies, Luc "Le Piaf" Piazzer, etc.......
|
|
|
Merci à nos familles et merci à nos compagnes, épouses et Péniblettes qui ont soigné nos blessures morales et physiques après les matchs. Merci à elles d'avoir souvent supporté d'être réveillées en pleine nuit, lorsque chacun de nous renversait les meubles de la maison, le dimanche soir, en rentrant complètement torché de nos troisièmes mi-temps endiablées (où la règle du "Manger c'est tricher" était de mise...).
|
Les autres joueurs de la R.S.M....
|
Bien sûr, dans cet article, nous mettons en avant les joueurs "frères de sang", mais nous n'oublions pas tous les autres illustres joueurs, nos "frères de club", qui ont joué dans cette équipe. Citons-en ici quelques uns :
Paul Barella, Pierrot Douat, Jean-Claude Bianco, Jean-Marc Irague, Pierrot Julian, "Kaké" Castéra, Hervé Bassat, Philippe Touge, Philippe Baudé, Christian "Léo" Labédan, Jean-Luc "La Buse" Dambies, Luc "Le Piaf" Piazzer, Thierry "La Carpe" Bragato, Edgar "Scop" Scopel, Thierry Guiraud, "Jean-Phi" Saura, et tous les autres, à qui nous adressons nos amitiés.
|
|
Une ou deux anecdotes...

Marcel "Farine" Serre |
A Mauvezin nous avons des joueurs aux techniques individuelles très particulières : ainsi, le pauvre Marcel "Farine" Serre était le seul talonneur du monde rentrant en mêlée sans se lier avec ses piliers (c'était surtout parce qu'il avait été opéré des deux épaules...). Une technique peu appréciée par un arbitre un jour de match à Vic-Fezensac, puisque celui-ci exclura "Farine" du terrain.
A Saint-Girons, lors d'un match de La R.S.M. à l'extérieur, les joueurs de l'équipe première furent intrigués par la présence d'un joueur de couleur, un ailier dans le camp adverse. Les gascons sont de nature tolérante, adorent le mélange des cultures. Le philosophe gasco-agenais Michel Serres amoureux de rugby n'a-t-il pas dit : "L'apprentissage, c'est le métissage". Ce principe est indiciblement lié au naturel très curieux des gascons, et il faut reconnaître que dans les années 70, il était très rare de rencontrer un joueur noir dans une équipe du terroir, de l'Ariège en l'occurrence. Les joueurs de la R.S.M. se sont dits : "On va le tester pour voir ce qu'il vaut, ce type". Peu après le coup d'envoi, un ballon arrive sur Michou (voir plus bas, "Les frères Douard"), à l'arrière, qui fout une "chandelle" sur le type. Résultat des courses : l'ailier adverse réceptionne le ballon et nous fout un essai en contre de 80 mètres. Le commentaire de Michou : " Hé bé finalement, il est bon, ce type....".
|
Les Pénibles et la R.S.M.
Parmi les 46 membres des Pénibles, vous en retrouvez 12 dans les photos de "frères de sang" ci-dessous, mais n'oublions pas les 25 autres Pénibles qui ont porté le maillot de la R.S.M. : Jérôme "Bambou" Barbuio, David "baqu" Baqué, Frédéric "Le Mundial" Bragato, Philippe "Le Long" Bragato, Chistophe "Cande" Candelon, Pierre "Kéké" Cayrel, Christophe "Conste" Constant, Gilles "Le Moine" Dessein, Chistophe "Dianou" Diana, Stéphane "Chorbes" Dorbes, Fabien "Fabe" Douard, Marc Dupouy, Pierre "Chou" Dupré, Stéphan "Buck" Hilou Lespès, Romain "Romanec" Julian, Pascal "Mumu" Muryn, Frédéric "Le petit Craps" Marot, Frédéric "Le Mass" Masseil, Pierre "Bisou" Masseil, Laurent "Le Corbac" Pascolini, William "Willy" Roux, Stéphane "Rodge" Vayr, Pascal "Le Wylde" Wydler.
Dans l'équipe ci-dessous, sur les 21 joueurs au total, 14 sont des Pénibles :

Cadets R.S.M. 1985
LES FRERES DE SANG DE LA R.S.M. :

Alain Gaiardo
|
|
|

Henri Gaiardo |
|
Alain : un rude pilier dans la pure tradition mauvezinoise |
|
Patrick : un arrière exemplaire d'une grande adresse
|

Patrick Gaiardo |
Henri : un 3ème ligne aile authentique : la vitesse, l'adresse, le plaquage vigoureux et tout cela avec de la classe !
|
|
Le quatrième frère Gaiardo, Guy (pas de photo disponible, désolé...) qui jouait troisième ligne en junior, était doté comme ses frangins de très grosses qualités de joueur.
|
|

Max Douard |

Michel Douard |
|
Max : demi d'ouverture tacticien au coup de pied magistral, également très adroit au jeu à la main.
Michel "Michou" : arrière aux cannes de feu, à l'adresse et au jeu instinctif dont les fulgurantes relances naissaient parfois dans notre en but. La " French Touch " mauvezinoise ?
|

Bernard Finestre |

Jacques Finestre
Jacques : en première ligne comme son frère mais c'est sur le côté gauche qu'il excellait.
Bernard " Fifi " a joué tous les postes en première ligne mais c'est surtout au poste de pilier droit qu'il s'est épanoui, notamment en nationale.
|

Les frères Daroles : Michel, Pascal et Bernard |
|
|
Michel : seconde ou troisième ligne dans la tradition de la vaillance mauvezinoise ; ce qui ne l'empêchait pas d'être un grand spécialiste des feintes de passe !
Pascal : troisième ligne aile. Un redoutable attaquant, un avant aussi à l'aise au milieu des " gros " que parmi les trois quarts.
Bernard : troisième ligne centre. Un joueur complet et un excellent plaqueur.
|
|

Titou Sartorel |

Christian Sartorel |
|
Titou : un solide pilier, adroit, avec de trés bonnes cannes.
Christian "Sarto" : aux lignes arrières durant les deux premières mi-temps, c'est dans la troisième mi-temps qu'il excelle. En effet, les performances de Sarto ne se limitent pas au rugby : celui-ci détient à Mauvezin le record absolu de sélections pour les ferias de la San Fermin (les fêtes annuelles de juillet à Pampelune).
|

Serge Ritouret |

Jean-Luc Ritouret |
|
Serge : un trois quart aile avec des cannes de feu, le roi du crochet (intérieur, extérieur) et du cadrage débordement où il excellait : essai a la clé !
Jean-Luc : un demi de mêlée avec la "vista", une bonne orientation du jeu, très fort "au ras", se faufilant dans des trous de souris pour des essais typiques d'un 9.
|
|

Christophe Laborde |

Jean-Pierre
Laborde
Jean-Pierre : troisième ligne ou talonneur. Un joueur dans la tradition de la vaillance mauvezinoise.
Christophe : un trois-quart centre, c'est un redoutable défenseur au service de son équipe.
|

Joël Larribeau |

Jean-Jacques Larribeau |
|
Jean-Jacques (Pénible Jack) : un talonneur de grande classe alliant la vaillance , la technique et le " gaz ".
Joël "Jo" : troisième ligne aile. Tandis que certains chassent la bécasse le dimanche, avec lui c'est plutôt les demi d'ouverture qui prennent des plombs dans les cannes. Cet infatigable technicien est un spécialiste du plaquage et de la récupération de ballons.
|
|

François Bonnassies |

Vincent Bonnassies |
|
|
|
François : demi de mêlée et demi d'ouverture. La " vista " et l'intelligence dans l'application des combines de jeu.
Vincent (Pénible Bona) : demi d'ouverture comme son frère.
Son gros coup de pompe a souvent permis à la R.S.M de faire la différence dans les matchs serrés.
|

Thierry Pomès |

Patrice Pomès |
|
Thierry : d'abord seconde ligne puis un des premiers piliers moderne,
il est sans doute la réincarnation d'un solide chêne.
Patrice (Pénible "La Pomme") : il a joué à tous les postes de la charnière aux lignes arrières, mais c'est surtout un trois-quart centre dont la vaillance n'a d'égale que ses qualités de défenseur. Il est toujours au bon endroit au bon moment.
|

Jean-Pierre Santarosa |

Philippe Santarosa |
|
Jean-Pierre : un solide gabarit pour un trois-quart centre, de puissants passages en force, mais aussi des passes à son pote Ramboer, avec qui il formait la paire de centres "Starsky et Hutsh" en junior.
Philippe (le Pénible Phil) : seconde ligne, le meilleur arracheur de ballon d'Armagnac-Bigorre, trés adroit, grand spécialiste du harcèlement défensif à rendre fou les packs adverses.
|
|
|
Guylain : troisième ligne aile ou troisième ligne centre. C'est un adroit joueur de ballon. Sa bonne détente et sa grande taille en faisait le roi des airs à l'époque où il était interdit de soulever les sauteurs en touche.
|
|
Bertrand : seconde ligne, un joueur trés vaillant, dans la tradition mauvezinoise : toujours "à la mine" à "bouger de la viande" !
|

Bertrand Brasset |
|
Greg (Pénible Greg): un joueur adroit de grande endurance. C'est aussi un sacré "tamponneur" qui adore les plaquages.
|
|

Guylain Brasset

Grégoire Brasset |

Patrick, Pascal et Thierry Pérusin |

Michel Pérusin |
Parmi les devises de la famille : "on ne s'échappe jamais". Les adversaires de la R.S.M. en ont bien souvent fait la douloureuse expérience...
Patrick : talonneur ou pilier gauche, c'est une manieur de ballon solide et rude.
Pascal : un talonneur de tempérament, dynamique et très dur au combat.
Thierry : troisième ligne aile ou centre, un joueur vaillant et un gros plaqueur.
Michel : pilier droit, fidèle à la marque de fabrique "maison" de rudesse et de solidité.
|

Philippe Escalas |

Jérôme Escalas |
|
Philippe (Pénible Gainsbe) : demi d'ouverture adepte du coup de pied tactique, mais aussi très bon commentateur : c'est lui, qui, lors d'un match de foot des Pénibles, après avoir raté un tir, s'exclama : "Putain, quel tir de femme enceinte !".
Jérôme (Pénible "Le Jar") : un troisième ligne centre, physique, qui fût un des meilleurs vendangeurs de ballons en touche de la R.S.M.
|
|

Patrick Lacourt |

Thierry Lacourt |
|
Thierry (Pénible Trabic) : l'incarnation la plus parfaite de ce que peut être un demi de mêlée : petit, filou, vif, et adroit comme un diable (à la main comme au pied), une gueule infernale, un sens du jeu exceptionnel en attaque comme en défense.
Patrick (Pénible Tripack) : au poste de trois quart centre, il est plus réservé que son frère, mais possède comme lui de grosses qualités de joueur : très bon défenseur et manieur de ballon, vaillant et déterminé.
|
|

Olivier Lannes |

Pierre Lannes |
|
Olivier "Titou" (Pénible Oliver) : trois-quart centre, arrière et surtout ailier associant la technique et des cannes de feu au service d'un esprit de gagneur.
Pierre (Pénible Titou) : troisième ligne centre avec de la puissance dans les jambes comme son frère, il aime les petits côtés en association avec son demi de mêlée pour de redoutables "89".
|
|
Florent et Valéry Arnaud

Valéry (à gauche) et Florent (en extension)
|
|
Valéry (Pénible Valoche) : seconde ligne ou troisième ligne vaillant et guerrier, il est dans la lignée de ces quelques joueurs qui ont contribué largement à perpétuer la redoutable réputation de l'équipe de rugby de Mauvezin.
Florent : un seconde ligne de devoir, qui comme son frère, ne s'est jamais échappé, surtout pas à l'extérieur. Quand on est un adversaire de la famille Arnaud, on apprend dés la première mêlée que l'on va pas trop se marrer pendant le match...
|
|

Nicolas Dalavat |

Sébastien
Dalavat
Sébastien : un troisième ligne aile plaqueur hors pair, vaillant et avec du gazzz..........
Nicolas : un talonneur tonique et virulent. C'est tout ce que l'on demande a un joueur de devoir, si utile dans un pack d'avant
|

Thibault et Clément Pérusin
Epilogue
|
Pour la plupart des Pénibles et de nos célébrités rugbystiques avec qui nous avons partagé le maillot, l'évocation de ces noms, de cette équipe de rugby et de ce stade fera remonter plus que des souvenirs, des sensations puissamment ancrées dans nos chairs : des mélanges d'impressions venant de tous nos sens pour créer un instant unique du monde d'ovalie : le fabuleux moment de la sortie du vestiaire, avant le couloir, où les effluves d'Algipan, de Dolpic, et autres antalgiques locaux vous remontent dans les naseaux jusqu'à l'ivresse.
L'étrange brume de la transpiration de l'échauffement est parcourue de courants d'air, glaciaux ou brûlants selon la saison, mais jamais tempérés.
Nous sommes tous là, tous resserrés, ensemble, maillots contre maillots jusqu'au puissant et strident coup de sifflet de l'arbitre raisonnant dans ce couloir exigu comme un cri libérateur : après avoir croisé ou évité les regards de nos adversaires nous attendent aussitôt l'oxygène, la lumière et la rumeur des spectateurs à la sortie du couloir.
A quelques pas de là, de joyeux fantômes sortent de la terre comme tous les dimanche de match à Mauvezin : invisiblement ceux-ci viennent survoler les poteaux du terrain sacré. Si l'on ferme les yeux en rentrant sur le terrain on peut même entendre le plus célèbre d'entre eux nous encourager en chuchotant : "Allez les petits !".
|
|